dimanche 1 juin 2008

Un professeur saisi à la gorge

VILLIERS-LE-BEL. Un adolescent de 14 ans a été placé en garde à vue vendredi soir pour "avoir saisi à la gorge" l'un des professeurs du lycée Pierre Mendès-France de Villiers-le-Bel (Val d'Oise) qui lui reprochait "un comportement perturbateur". L'enseignante de français et d'anglais, âgée d'une quarantaine d'années, a été transportée, non blessée mais choquée, à l'hôpital.
Sud-Ouest du 1er juin 2008

dimanche 18 mai 2008

Un proviseur adjoint frappé et insulté

Moselle. Une jeune femme de 21 ans a été condamnée vendredi (16 mai) à six mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Sarreguemines (Moselle) pour avoir frappé et insulté un proviseur adjoint à qui elle avait fracturé le nez.
(Sud-Ouest du 18-05-2008)

Un enseignant condamné à trois mois de prison avec sursis pour propos racistes

AFP 02.05.08 11h17 • Mis à jour le 02.05.08 11h32

Un professeur d'anglais a été condamné mercredi par le tribunal correctionnel de Valenciennes (Nord) à trois mois de prison avec sursis pour des propos racistes adressés à un de ses élèves en juin 2007.
Le parquet avait requis trois mois de prison avec sursis à l'encontre du professeur, qui a été muté et sanctionné par l'éducation nationale depuis les faits, et qui a également été condamné à payer 750 euros de dommages et intérêts à l'élève visé et un euro au MRAP, a précisé à l'AFP Jean-Claude Dulieu, président du Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples.
"ÇA, C'EST DU TRAVAIL DE BOUGNOULE"
Le professeur, qui niait les faits qu'on lui reprochait, avait demandé en juin 2007 à trois élèves de 5e de ranger la classe à l'issue d'un cours. Devant le travail accompli, il avait déclaré à l'un des élèves, d'origine maghrébine, "ça, c'est du travail de bougnoule", selon M. Dulieu.
"Ce genre de propos est inacceptable, surtout de la part d'un enseignant qui a pour fonction de former des citoyens autonomes et responsables", a estimé M. Dulieu.
En août 2007 à Epinal, un enseignant avait été condamné à un mois de prison avec sursis pour des propos racistes proférés à l'encontre d'un élève d'origine angolaise. "Tu es noir, tu voles, non ?" ou encore "Ah, voilà Bamboula !" lui adressait-il notamment, selon des propos rapportés par ses élèves au conseiller principal d'éducation de l'école, qui figuraient dans la plainte déposée.

jeudi 15 mai 2008

Des parents épinglés

JUSTICE. Les affaires mettant en cause des parents d'élèves ayant agressé des enseignants s'accroissent

Une mère de famille, agent d'entretien au casier judiciaire vierge, a été condamnée hier à trois mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Bordeaux pour avoir insulté des enseignants et proféré des menaces au sein du collège Dupaty de Blanquefort, le 13 mars. Avec une mise à l'épreuve qui comporte l'obligation d'effectuer un travail d'intérêt général de 70 heures.
En larmes, à la barre, la prévenue, âgée d'une quarantaine d'années, a reconnu qu'elle s'était emportée alors que l'établissement venait de l'appeler chez elle pour lui annoncer que son fils, élève de 3°, était arrivé une nouvelle fois en retard et qu'il risquait d'être sanctionné. La Blanquefortaise, défendue par Me Médawar, était particulièrement remontée contre le professeur de français de son fils, originaire des Antilles. "La noire, elle va voir", a-t-elle déclaré devant témoins, menaçant de placer une bombe dans le collège.
Depuis 2004, les agressions ciblant les fonctionnaires chargés d'une mission de service public sont plus sévèrement réprimées et arrivent devant le tribunal correctionnel. Me Dominique Delthil, avocat de la partie civile dans ce dossier, est le conseil de l'association autonome de solidarité laïque, représentant les enseignants. Il dénonce une "inflation" de ce type d'affaires et regrette l'agressivité des parents, "qui prennent systématiquement la défense de leur enfant sans chercher à comprendre de quoi il s'agit réellement". Pour le procureur, Jérôme Bourrier, "ces faits sont inadmissibles, surtout lorsqu'ils se produisent devant d'autres élèves". Ce qui est le cas à Blanquefort.
A Saint-André-de-Cubzac. Au cours d'une autre audience, hier, le tribunal correctionnel a évoqué une affaire similaire survenue en avril 2007, à l'école primaire de Saint-André-de-Cubzac. Un parent d'élève a malmené une enseignante car sa fille venait d'écoper de quelques lignes de punition pour avoir marché dans le potager.
Le prévenu, poursuivi pour violences aggravées, était absent et son avocat a demandé un renvoi pour complément d'information. La représentante du parquet, Isabelle Delaquys, a requis à son encontre une peine en partie ferme: six mois de prison, dont les deux tiers assortis d'un sursis. La magistrate a conseillé à cet homme, déjà connu de la justice, de "retourner sur les bancs de l'école pour apprendre ce que signifie être citoyen dans une République". Délibéré le 11 juin.
Christine Morice (Sud-Ouest du 15-05-2008)

samedi 10 mai 2008

Une documentaliste malmenée

Karine*M. est professeur-documentaliste au collège A. de P. depuis bientôt cinq ans, mais l'année scolaire 2007-2008 est particulièrement difficile.
Le lundi 28 janvier, elle reprend son travail après un congé maladie de deux mois et demi, quelque peu écourté car car elle n'a pas été remplacée durant son absence. Ce jour-là, à 9h15, les surveillants envoient au CDI entre 30 et 35 élèves. L'heure se passe très mal, les élèves sont très bruyants et laissent traîner des livres un peu partout. A 10h15, alors que Karine se tient à l'entrée du CDI pour surveiller la sortie des élèves, un pétard explose entre les jambes des élèves, sans faire de blessés. (Rapport adressé au chef d'établissement, au principal adjoint et à la CPE le 12 février)

Le lendemain, mardi 29 janvier, entre 9h15 et 10h15, Karine découvre, derrière l'armoire à dictionnaires et encyclopédies, de l'urine répandue sur le sol et sur une chaise. Plusieurs élèves ont dénoncé Jonhatan*M., élève de 4°, qui nie les faits dans un premier temps, puis finit par aller se dénoncer, plus de deux semaines plus tard. Il est alors sanctionné d'une exclusion temporaire de l'établissement.

Le mardi 12 février, aux environs de 10h30, alors qu'elle est en train de faire l'appel des élèves envoyés au CDI par les surveillants, un pétard est lancé dans son dos par un élève déjà appelé. D'après le témoignage des adolescents présents, le pétard a été envoyé par-dessus une étagère de livres, à l'endroit où se trouvaient une dizaine d'élèves de 5°, qui se plaignent d'avoir mal aux oreilles.
Un rapport a été adressé par la documentaliste au chef d'établissement, au principal adjoint et à la CPE le 12 février.

Le 20 février, dans le cadre du Forum des Métiers, Mme R., du CFAI , tient au CDI une conférence devant un groupe d'élèves de différentes classes de 3° qui ont un comportement gênant: Calvin*N., Ali *Z., Mokhtar*K. et Khaled*R. Ce dernier se montre particulièrement perturbateur, bousculant ses camarades assis, poussant leurs chaises, tournant le dos à l'intervenante qui s'est dit profondément choquée par cette attitude. (Rapport adressé par la documentaliste au chef d'établissement, au principal adjoint et à la CPE.)

Le samedi 1er mars, Karine prend le tram en compagnie de son mari. C'est alors qu'une bande constituée d'élèves et d'anciens élèves du collèges l'aperçoit depuis l'autre bout de la rame.Il s'agit de: Abdel*S., Ismaïl *S., Thierry*Z., Frédéric *B. et de trois autres adolescents non identifiés. Ils se mettent à hurler le nom de famille de Karine et à la traiter de "facho" devant des voyageurs interdits. Ismaïl*S. traite le mari de Karine de "Moustaki".
La documentaliste a envoyé un courrier aux parents d'Abdel*S., qui fréquente régulièrement le CDI, et une copie de cette lettre au professeur principal de la classe de 4° d'Abdel.

*Les prénoms ont été modifiés

Un enseignant envoyé en correctionnelle

Bessancourt (95). Un enseignant du collège de Bessancourt (Val d'Oise) a été renvoyé mercredi en correctionnelle pour "complicité de violences et non empêchement d'un délit d'atteinte à l'intégrité corporelle" d'un élève. Les faits se sont produits aux alentours des vacances de Noël . Le professeur de français aurait retenu physiquement un élève de classe de 3° turbulent durant son cours pendant que d'autres élèves le frappaient. Cette scène se serait reproduite à plusieurs reprises. Après une garde à vue de quarante-huit heures, l'enseignant aurait reconnu les faits "en minimisant". Il a été placé en contrôle judiciaire. Les six élèves soupçonnés d'avoir frappé leur camarade seront entendus par un juge pour enfants. Le procès du professeur doit se tenir le 9 juin.
"Sud-Ouest" du 10-5-2008

mardi 29 avril 2008

Il agresse trois autres collégiens avec des couteaux

Lyon.Les victimes ont été sérieusement blessées. L'agresseur a été arrêté peu après les faits qui se sont déroulés dans le collège
Trois collégiens ont été sérieusement blessés hier matin par des coups de couteau portés par un de leurs camarades. L'agression s'est déroulée vers 9h30 dans deux salles de cours du collège de Meyzieu, dans la banlieue de Lyon. Xavier Darcos, ministre de l'Education, s'est rendu sur place dans l'après-midi. "Le collégien qui était blessé au thorax et qui vient d'être longuement opéré, a encore un pronostic vital réservé", a-t-il déclaré.
Âgé de 15 ans, l'auteur présumé des faits a été arrêté peu de temps après. Selon Xavier Darcos, "il aurait manifesté des signes d'instabilité et aurait exprimé sur un blog des intentions de vengeance". Des perquisitions ont eu lieu à son domicile et son ordinateur a été saisi. "Cet élève de troisième avait prémédité son agression. Il avait apporté avec lui des couteau de cuisine, ce qui montre quand même une certaine détermination", indiquait hier un enquêteur.
Choquée. Un élève de troisième est entré successivement dans deux classes et a porté des coups de couteau contre trois élèves, deux garçons et une fille", a déclaré le recteur de l'académie de Lyon, Roland Debasch. "Nous ne savons rien du profil de l'agresseur et, parmi les établissements de la région, le collège Olivier-de-Serres n'est pas le plus difficile", a souligné le recteur.
"Mon cours venait de commencer quand l'élève est entré dans ma classe. Je lui ai demandé ce qu'il faisait. Il m'a répondu: "Quelque chose", avant de porter un coup de couteau à un des mles élèves", a raconté une enseignante d'espagnol, qui, fortement choquée par l'agression, a été prise en charge par les secouristes. L'agresseur a été également hospitalisé, car il portait des plaies au poignet qui nécessitaient une opération. Il a été placé en garde à vue. Le collégien devrait être entendu ce matin dans sa chambre d'hôpital par les enquêteurs. Parmi les blessés, âgés de 14, 15 et 16 ans, les deux garçons ont été touchés au thorax et la jeune fille derrière l'oreille.
Une cellule psychologique a été mise en place au collège. Les cours ont été suspendus momentanément dans la matinée mais ont repris normalement dans l'après-midi, selon le rectorat.
"Sud-Ouest" du 29-04-2008